Nous voilà installés en Pyrénées Ariégeoises dans une confortable chambre des terrasses de Castelmerle pour un week-end découverte. Ce nid douillet propose aussi la détente grâce à une piscine et le sauna, le tout dans un cadre magnifique.

La surprise et l’inconnu… mon amoureux m’a offert cette pause pour fêter notre rencontre et le thème est « aux origines »… j’essaie de deviner mais j’avoue ne pas comprendre. En levant les yeux je découvre au-dessus de moi une immense cavité dominée par une sculpture gigantesque. Je crois tenir une piste… la préhistoire !

La grotte de Niaux

Nous sommes attendus à la grotte de Niaux pour laquelle la réservation est obligatoire. La route grimpe doucement jusqu’au porche imposant où nous laissons la voiture pour découvrir de plus près cette sculpture qui nous fait face. L’architecte Fuksas a créé cette structure patinée par les ans qui symbolise un étrange animal sortant de la grotte et permettant d’admirer le panorama sur la vallée du Vicdessos. Au premier plan se dessine la silhouette du château de Miglos perché sur un éperon rocheux, puis le superbe village de Lapège perché à flanc de montagne sur l’autre versant et plus loin les sommets encore enneigés de la frontière espagnole.

Le guide se présente et nous donne quelques consignes : une veste et de bonnes chaussures sont nécessaires, il assure la distribution de lampes car la grotte n’est pas éclairée.

Début de l'exploration

Nous partons explorer en petit groupe de maximum 25 personnes ce joyau de la préhistoire… sur les traces de Cro-Magnon. La dernière lueur du dehors faiblit peu à peu et l’on s’imagine 14000 ans en arrière sur les pas de nos ancêtres qui ont peint les animaux, des signes géométriques mystérieux au fond de cette cavité qui était - d’après le guide - un lieu de culte puisque les traces de vie ont été retrouvées dans la grotte de la vache toute proche.

Nous ne verrons hélas pas toutes les traces de ces hommes qui ont laissé leurs pas sur une dune ou peint ailleurs une belette car le réseau est immense et ce sont 800 mètres qui nous séparent du fameux « salon noir » où sont peints bisons, bouquetins et autres félins de la préhistoire. Le guide nous indique que les répliques sont présentées au Parc de la préhistoire. Un petit passage étroit et nous y voilà…

Ce voyage est réellement magique, l’émotion ressentie à la vision des peintures fait place à l’étonnement de la découverte des diverses représentations en si bon état malgré l’utilisation de matières et pigments naturels : oxyde de fer, charbon, ocres naturelles. Ces artistes ont su manier les traits avec précision tout en épousant le relief naturel des parois pour rendre ces animaux tellement réels. On imagine aisément qu’à la lueur des torches ces animaux semblaient vivants.

Beaucoup de mystères entourent ce lieu chargé d’histoire et cette visite donne envie d’en savoir plus sur nos lointains ancêtres. Nous ressortons éblouis par la lumière du jour et encore étourdis par ce spectacle merveilleux auquel nous avons assisté.

Le parc de la Préhistoire

Je croyais retourner à l’auberge mais non, nous la dépassons pour rejoindre à la sortie de Tarascon le parc de la préhistoire où nous allons déjeuner et visiter. Après avoir été accueillis sur la terrasse du restaurant « le bouquetin » nous sommes bercés par le bruit des cascades près des bassins et contemplons tout autour de nous ces sommets pyrénéens. Nous dégustons des produits aux saveurs du Sud-ouest, un régal, et terminons en terrasse un dessert maison délicieux avant de nous lancer dans le « grand atelier ». La visite est libre, puisqu’équipés d’audioguides, nous cheminons à travers le temps, les siècles et tant de chefs d’œuvres inattendus. L’art, les ornements, les outils, les armes… rien n’avait de secrets pour ces magdaléniens qui vivaient en harmonie avec la nature.

Découvrir les géants de l’âge de glace en taille réelle nous confronte à la dure réalité des premiers hommes qui arrivaient à chasser ces monstres gigantesques. Tout était utilisé, peaux pour les vêtements, viande, ossements pour les outils, graisse pour combustible et nous partons à la découverte des ateliers du parc qui permettent de participer et de revivre tels des magdaléniens l’allumage du feu, la taille des silex et d’apprendre à manier le propulseur, l’ancêtre de l’arc.

Le temps passe si vite et la journée s’achève en douceur à l’auberge, le jacuzzi promis, détente assurée, puis dîner et repos bien mérité. Nous rentrerons tranquillement demain en faisant quelques haltes sur notre route… mais là mystère, je vous le raconterai la prochaine fois !